Roman

MAMAN AIME DANSER

DIDIER POBEL | CHIARA FEDELE

C’est un petit garçon et il est seul chez sa grand-mère pour le week-end, sa mère est partie danser.

Mamanaimebeaucoupdanser, tu sais, lui répète son père. On est lundi, elle n’ est toujours pas revenue. Elle aime danser, d’ accord, mais la musique doit bien s’ arrêter un jour, non ?

Une voix d’ enfant, drôle, légère, virevolte au-dessus d’ un vide qu’ on devine. Didier Pobel excelle à retranscrire cette musique de l’ enfance qui refuse le monde étrange des adultes.

Ce garçon est le petit frère du héros de L’ Attrape-cœurs de Salinger, il ne baisse pas les bras, il ne veut pas se réveiller et sortir de son rêve.

Maman aime danser évoque de manière infiniment délicate ce qu’ il peut rester de l’ innocence après le drame intime et collectif qui a secoué le pays tout entier.

 

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La presse en parle !

« L’auteur se repose sur un monologue fin et concret  pour évoquer le temps suspendu après la mort au Bataclan d’une mère qui aimait tant la vie. L’enfant de cinq ans s’interroge sur les dysfonctionnements de son quotidien jusqu’à ce qu’il apprenne la vérité trois jours après le drame. Le face à face père-fils est suivi dix ans plus tard par un côte à côte dans un bistrot. La vie avance, les émotions et les questions demeurent. Ce récit émouvant est autant pour les jeunes que pour leurs parents. »

Livralire

***

« Dès les premiers paragraphes, le lecteur devine l’argument de ce court roman. On est en novembre, un lundi pas comme les autres. Tom, l’enfant ne va pas à l’école, son week-end se prolonge chez sa mamie Léa chez qui les habitudes semblent bouleversées. La télévision reste éteinte, Mamie semble absente dans les jeux qu’elle propose et il y a cette phrase, restée en suspens : Tu sais que maman aime beaucoup danser. 

L’émotion qui émane de ce texte tient davantage à la mise en lumière de l’absurde qu’à la compassion à l’égard des personnages que le texte n’appelle pas. Et cette pudeur et cette retenue font toute la force de ce récit. »

Christine Perrin-Lorent, La Cause Littéraire

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